L’ORIGINE DE LA SOUFFRANCE
L’ORIGINE
DE LA SOUFFRANCE
Dans l’Entrée dans la conduite des Héros pour
l’Eveil, Shantideva dit :
- « Les ennemis tels l’aversion et la soif
n’ont ni jambes ni bras et ne sont ni braves ni intelligents.
Comment
ont-ils pu faire de moi leur esclave ?
Tandis
qu’ils habitent mon esprit à leur guise ils me frappent.
Sans
m’irriter, envers eux je suis patient.
Pourtant,
ce ne sont pas des objets de patience mais de blâme.
Même si
les dieux et les dieux jaloux se dressaient tous contre moi en ennemis, ils ne
pourraient me conduire ni me faire entrer dans le feu intolérable de l’enfer.
Mais
les passions, ce puissant ennemi au contact duquel les cendres même du mont
Meru disparaîtraient, en un instant me jetteront dans ce brassier.
Aucun
autre ennemi n’est capable d’une vie aussi longue que mes ennemis les passions
dont l’extrême durée est sans commencement ni fin.
Tous
ceux que j’honore et sers m’apportent bonheur et profit.
Mais, à
qui les sert les passions n’apportent dans le futur que maux et peines. »
Mode
d’accumulation des actions
Dans le
Traité sur le Milieu, Nagarjuna dit :
- « Les formations sont la racine du cycle,
par conséquent, l’ignorant est l’agent mais non le sage qui perçoit l’aséité. »
La mort
et le transfert de conscience
Au
moment de la mort, et tant que la conscience reste claire, tous les êtres
éprouvent l’attachement au soi auquel ils sont accoutumés depuis longtemps ;
Puis la
force de cet attachement entraîne la pensée :
- « Je vais être anéanti » qui est suivie
d’une intense saisie du corps.
Cette
saisie du corps est la cause de l’état intermédiaire.
Dans
l’Entrée dans la conduite des Héros pour l’Eveil, Shantideva dit :
- « Ceux qui, refusant toute souffrance,
détruisent l’aversion et autres ennemis, sont d’héroïques Vainqueurs.
Le
reste n’est que tueurs de cadavres. »
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