LES SIX PERFECTIONS 1 - LA GENEROSITE

 

LES SIX PERFECTIONS

 

1 - LA GENEROSITE

 

Dans l’Histoire des vies, il est dit :

 - « Si, avec ce corps Insubstantiel, destructible, sans essence, ingrat, à jamais impur, je ne réjouis pas autrui en lui étant bénéfique, voilà qui est peu sage. »

 

Dans le Compendium des Perfections, Ashvagosha dit :

 - « Si, à tous les migrants, j’offre mon corps et abandonne aussi ce don, il ne convient pas que j’agisse tel l’éléphant qui s’asperge et retourne dans la poussière en m’attachant aux choses extérieures. »

 

- « Toutes ces choses sont vôtres, je n’éprouve pour elles aucune vanité.

 

« En m’appuyant sur ce don,

je réaliserai la perfection de générosité,

collection nécessaire au plein Eveil. »

 

« De même que l’on rend ce que l’on s’est vu confier,

de même mes propres biens sont en fait ceux d’autrui

et lui sont destinés. »

 

« Ceux qui demande à recevoir

tout comme ceux qui ne demandent rien

constituent le champ d’exercice du don

et me permettent de parachever la générosité.

A ce titre, ils sont pour moi des amis spirituels. »

 

« J’ai chez moi de vastes possessions

et c’est en accueillant les solliciteurs

que je pourrai accomplir la perfection de générosité.

Aussi, lorsqu’il s’en présente à vous

et que vous désirez les renvoyer,

dirigez-les vers moi car je prends plaisir à la libéralité. »

 

« J’avais, dès le début, dédié ces biens aux pauvres,

aussi ne pensez pas que je souhaite vous déplaire

et me détourner de vous. »

 

« Il ne fait aucun doute

que je devrai abandonner ces objets un jour ou l’autre,

donc, autant m’en défaire par moi-même dès maintenant.

En en usant salutairement,

à l’heure de la mort je n’éprouverai aucun attachement pour eux,

je serai sans regret et heureux. »

 

« Au cours de mes errances dans le cycle,

délibérément ou sous l’influence d’autrui, j’ai ignoré mes semblables.

Voilà la raison de mes difficultés présentes.

C’est donc le moment de prendre conscience de la nécessité

d’œuvrer pour le bien du monde.

Et même si, dans ce nouvel engagement,

les souffrances de la faim, de la soif et de la pauvreté se perpétuent,

je dois être prêt à les endurer, dussè-je en mourir. »

 

« L’attachement à l’excellence et à la beauté des objets à donner

empêche l’émergence de l’esprit de générosité.

Je dois abandonner cette idée, la cause des maux variés,

et m’exercer au don de ces objets auxquels présentement je tiens tant. »

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